Ballade vers la mort
J'ai quelques fourmis dans les pieds
Et ça ne s'arrête jamais
J'me promène
Je ne saurai prendre un instant
Pour contempler rien qu'une seconde
Le décor
J'ai la hantise de m'arrêter
Nul ne pourrait me faire stopper
Même la grêle
Je marche donc par tous les temps
Affrontant la pluie et le vent
De mes ailes
Je ne mange plus ni ne dors
Je passe tout mon temps dehors
Ca énerve
Tous les assis et mes parents
Qui me disent en me croisant
« Tu m'inquiètes
Si tu marches toujours ainsi
Tu vas bien y laisser ta vie
Pauvre petite
Regarde, tu n'as plus d'amis
Tu n'as plus l'ombre d'un mari
Qui t'attende »
Que voulez-vous que je réponde ?
Je continue mon tour du monde,
Inlassable
Et si je n'ai rien d'un poète
Le soleil brille sur ma tête
Chaque jour
Bien sûr y a quelque chose qui cloche
Je sens que ma fin est plus proche
Que prévue
Mes pas sont plus lents qu'autrefois
Je frissonne trop dans le froid
De septembre
Je suis encore jeune et pourtant
Je m'essouffle en escaladant
Les marches
Il y a si longtemps que j'ai
Mes milliers d'fourmis dans les pieds
Que j'm'balade
Je ne sais même pas pourquoi
Il fallait que ça tombe sur moi
Ces voyages
Je n'ai jamais su qui aimer
Sur quelle personne m'arrêter
En chemin
Je regrette bien quelquefois
De n'avoir pas d'homme avec moi
Un nomade
Qui aurait su tuer les fourmis
Et m'aurait couché dans son lit
Sans histoires
J'aurais respiré la chaleur
De son c½ur tendre sur mon c½ur
De sauvage
Et devant une cheminée
Il aurait posé sur mes pieds
D'la pommade
Il fallait y penser avant
Mon c½ur se meurt depuis longtemps
Sous la glace
Le grand froid va bientôt gagner
Les seules douceurs que j'avais
Dans ma glace
Mais jeune je suis si fatiguée
Je crois que j'ai bien trop usé
Mes godasses
Le vent m'a frôlée si souvent
Gentiment puis obstinément
Que j'm'efface
On ne voit maintenant de moi
Que deux ailes traînant dans le froid
De ma vie
Je n'ai plus d'yeux ni de sourire
Il ne me reste qu'à mourir
Sans une tune
Avant Noël dans les chaumières
Avant que toutes les lumières
Ne s'allument
Avant que sonne l'heure nouvelle
Je veux m'éteindre
Sans faire de bruit
Sous la lune.
J'ai quelques fourmis dans les pieds
Et ça ne s'arrête jamais
J'me promène
Je ne saurai prendre un instant
Pour contempler rien qu'une seconde
Le décor
J'ai la hantise de m'arrêter
Nul ne pourrait me faire stopper
Même la grêle
Je marche donc par tous les temps
Affrontant la pluie et le vent
De mes ailes
Je ne mange plus ni ne dors
Je passe tout mon temps dehors
Ca énerve
Tous les assis et mes parents
Qui me disent en me croisant
« Tu m'inquiètes
Si tu marches toujours ainsi
Tu vas bien y laisser ta vie
Pauvre petite
Regarde, tu n'as plus d'amis
Tu n'as plus l'ombre d'un mari
Qui t'attende »
Que voulez-vous que je réponde ?
Je continue mon tour du monde,
Inlassable
Et si je n'ai rien d'un poète
Le soleil brille sur ma tête
Chaque jour
Bien sûr y a quelque chose qui cloche
Je sens que ma fin est plus proche
Que prévue
Mes pas sont plus lents qu'autrefois
Je frissonne trop dans le froid
De septembre
Je suis encore jeune et pourtant
Je m'essouffle en escaladant
Les marches
Il y a si longtemps que j'ai
Mes milliers d'fourmis dans les pieds
Que j'm'balade
Je ne sais même pas pourquoi
Il fallait que ça tombe sur moi
Ces voyages
Je n'ai jamais su qui aimer
Sur quelle personne m'arrêter
En chemin
Je regrette bien quelquefois
De n'avoir pas d'homme avec moi
Un nomade
Qui aurait su tuer les fourmis
Et m'aurait couché dans son lit
Sans histoires
J'aurais respiré la chaleur
De son c½ur tendre sur mon c½ur
De sauvage
Et devant une cheminée
Il aurait posé sur mes pieds
D'la pommade
Il fallait y penser avant
Mon c½ur se meurt depuis longtemps
Sous la glace
Le grand froid va bientôt gagner
Les seules douceurs que j'avais
Dans ma glace
Mais jeune je suis si fatiguée
Je crois que j'ai bien trop usé
Mes godasses
Le vent m'a frôlée si souvent
Gentiment puis obstinément
Que j'm'efface
On ne voit maintenant de moi
Que deux ailes traînant dans le froid
De ma vie
Je n'ai plus d'yeux ni de sourire
Il ne me reste qu'à mourir
Sans une tune
Avant Noël dans les chaumières
Avant que toutes les lumières
Ne s'allument
Avant que sonne l'heure nouvelle
Je veux m'éteindre
Sans faire de bruit
Sous la lune.



